Sardaigne du centre/Pied du Jura – 321 km – 2600 m de dénivelé

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Oristano, 17 avril 2022

2600 +++; 321 km

Semaine de transition, sans rendez-vous, l’objectif était de traverser la Sardaigne en 4 étapes. Après une randonnée sur le fameux « Uomo di Cagna »-(lire notre brève), nous quittons Bonifacio par une soirée bien éclairée.

Arrivée le 13 avril de nuit à Santa Teresa de Gallura, nous allons bivouaquer dans une clairière située sur les hauts de la ville et repérée 15 jours auparavant. Nous décidons de quitter le Nord de l’île en longeant la côte Est, un parcours superbe dans un tracé de routes secondaires serpentant dans les maquis, puis le long de la mer bordée de villages de vacances encore vides, avec une architecture presque intégrée. Charmants passages aux alentours des Iles de la Magdalena, réserves protégées que l’on joint via le port de Palau où nous avons fait une belle pause. Nous poursuivons la côte via les résidences luxueuses de Cannigione, puis arrivons, via une zone industrielle et commerciale sans intérêt sur Olbia par le Nord et ses 8 km de voitures roulant au pas dans un bruit infernal. Nous trouverons un bivouac le 15ème, dans un pré sous le village dans les hauteurs de Loiri au Sud d’Olbia, avec le bruit de fond de l’aéroport « easyJet » d’Olbia.

Vendredi Saint 15 avril Loiri – Burgos l72km de vélo et 1500m de dénivelé

Une montée raide, très raide, achevée en poussant les vélos sur 2 km avec une pente à 10% qui nous mène dans une réserve naturelle, sur un plateau humide, avec une flore incroyable, des pins, des cèdres, des cyprès, nous nous ravitaillons en eau via un ruisseau, pour la première fois de notre voyage.

Toujours un paysage qui ressemble au pied du Jura avec des murs, des chênes, toute la collection (vert, liège, caduc) et des brebis, des vaches sardes. Une pause dans le village d’Ala dei Sardi, tout de granite revêtu, situé au sommet de notre périple.

Nous sommes fourbus, heureusement une belle descente de 20 km nous conduit à travers un haut plateau sur Burgos. Nous trouvons le 16ème bivouac dans la maison de jardin de Guiseppe Pedde, garagiste – arboriculteur à la retraite, (lire notre brève Guiseppe le sarde) qui nous laisse les clés de sa maison et nous offre un vin rouge délicieux. Une nuit accompagné d’un kiki très dynamique, à côté d’une bergerie de brebis.

Le samedi nous permet d’apprécier un paysage des plus bucolique, démarrant par 20 km de descente, puis 30 km de montée, en traversant des plateaux agricoles, avec une route magnifique, sans aucun trafic. Nous passons du granit au basalte puis au granite, les carrières de granit, production de petits pavés se succèdent à celle d’extraction de gros blocs. Les bordures de route sont garnies de gigantesques férules communes qui nous cachent les glissières de sécurité sans que la voirie ni les touristes en soient perturbés.

Nous arrivons à 653m d’altitude à Santu Lussurgiu, avec un vent de face modéré, un village construit sur 3/4 de vieux cratère volcanique ce qui lui donne une forme entonnoir. Un village célèbre pour ses sources d’eau de qualité. La suite, c’est 20 km de descente sur Oristano, bord de mer, ville de 30’000 personnes où nous louons une chambre et soupons dans un super restaurant pizzeria. Ville sans grand intérêt, mais qui nous permet de nous remettre en état pour la suite du parcours.

Lors du souper nous découvrons que le prochain bateau assurant Cagliari-Palerme part le 23 avril et non pas toutes les heures comme nous nous l’étions imaginé. Nous avons donc sprinté durant 3 jours pour finalement devoir revoir notre programme et rester 6 jours de plus en Sardaigne.

Nous partons par une route tranquille dont la moitié le long des marais et sur la plage qui mène à l’agriturismo le plus ancien de l’île, construit dans les années 60, qui va nous héberger. Dans les marais nous voyons des flamands roses, personne sur le bord de mer qui nous permet d’avancer la rédaction du blog à l’ombre d’une guinguette en réparation, Cécile se baigne à la taille dans une eau fraîche couleur Caraibes.

La Sardaigne: une nature qui plait à des suisses du pied du Jura

Comme en Corse, nous retrouvons le formatage de notre cadre de vie initial: des animaux en liberté dans les champs, apparemment bien traités, des chiens en liberté, des pâturages, bordés de haies. Une végétation qui est jardinée, l’agriculture s’adapte au paysage et non le contraire. L’étape de samedi était une étape de senteur, ajoncs, genêts, fleurs d’orangers, eucalyptus, des odeurs florales tout au long du parcours, jusqu’au mimosas des villages. Les animaux sont adaptés au paysage, vaches sarde, moutons sardes, chiens sardes, les cultures sont biologiques, non intensives, pour l’essentiel de ce que nous avons vu. Le numerus clausus dans les prés semble respecté. Il se dégage une grande harmonie des paysages parcourus, que nous vous conseillons hors saison touristique, les infrastructures routières et publiques des côtes nous semblant peu adaptée aux foules estivales. une nouvelle flore apparaît (lire notre brève, plantes de la semaine 14)

Chercher le chien

Tout au long du parcours nous dérangeons des troupeaux de moutons sardes, au long poils comme du poil de chèvres. Petits troupeaux de 20 – 30 têtes qui sont des brebis, traitent tous les jours. Elles paissent sous les chênes verts, chênes lièges, chênes caduques (Quercus robur) et gardées par les chiens de la race sarde Berger Maremme et Abruzzes. Ceux que nos voyons sont blancs crème à poil court et nous accompagnent jusqu’à 30Km/h dans les descente. Un joli qui chien irait bien à Mollens au pied du Jura.

Les montées, il n’y a que des montées, à 6/8 km/h, le temps est long, alors, pour le passer, à chaque troupeau, nous appelons le chien qui ne manque pas de se pointer, certains montant la garde certes mais d’autres font la sieste sous un chêne.

D’Oristano, nous en retenons une ville vivante, sarde certes , mais un peu italianisée quand même, nous la quittons rapidement, attirés par les paysages, les marais, les bords de mer. Le comité d’accueil de l’agroturismo est imposant!

La semaine suivant Pâques sera consacrée au Sud de la Sardaigne, notre bateau partant le samedi 23 avril de Cagliari pour Palerme.

6 réponses

  1. Evelyne Sugnaux dit:
    Un petit coucou de la Suisse. Votre site est magnifique. Je vous suis de près 😄😄😄🤗🤗🤗gros bisous de tata Evelyne.😘😘😘
    • Cecile Ehrensperger dit:
      Chère tata Evelyne, merci pour ton petit coucou et ton soutien! Nous te faisons aussi de gros bisoux de Sardaigne...jour de pluie..jour de repos...avant un départ en Sicile Très grosses Bises à toi, et à Freddy.
  2. Anne-Françoise dit:
    Quelle magnifique aventure ! Et quelle forme physique ! Un vrai plaisir de vous lire et une envie de vacances 😜
    • Cecile Ehrensperger dit:
      Chère Anne-Françoise, oh oui, c'est une très belle et heureuse aventure! QUelle plaisir lors de chaque nouvelle découverte et rencontre! Bon pour le corps et pour la tête!! Tout de bon à toi, je crois savoir que les choses que nous avons en commun se passent bien :) Merci pour ton petit coucou, ça fait plaisir!! Ciao! depuis la sicile..!
  3. Mais.... C'est quoi ' un kiki très dynamique ' ??! 😁😅 On vous suit de loin mais de près, enfin de près mais de loin.. bref.. on vous suit, quoi! Bravo et MERCI pour ces aventures bucoliques et passionnantes, tant au niveau botanique que social! Des bises depuis Pico.. Isabelle, Thomas et Ulysse
    • Cecile Ehrensperger dit:
      Kiki = toutou :) Chére Isabelle, ce petit message directement des Acores nous réjouit et nous chauffe le coeur! Nous sommes actuellement en Sicile chez un herboriste chaman....Un vrai délice!! La sicile est réputée pour sa cermamique...je pense que tu le sais.Voyage agréable en perspective? Bises à vous tous, Isabelle, Phomas et Ulysse.

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